Avant leur mise en circulation, les camping-cars sont soumis à des critères stricts d’homologation. Très pointues, ces règles garantissent aux usagers qu’ils conduisent des véhicules de qualité, en toute sécurité.

Un camping-car, au même titre que les voitures particulières, doit posséder une homologation européenne. « Pour l’homologation, les essais et les inspections de production sont réalisés par des laboratoires d’essai indépendants, souligne Hervé Gautier, délégué général d’UNI VDL. Ils émettent des rapports à destination des autorités compétentes. Ces dernières certifient que les prescriptions techniques et administratives applicables sont respectées, permettant l’immatriculation des véhicules. Pour chacun des véhicules sortis de production, le constructeur délivre un certificat de conformité. Sans ce document, aucun certificat d’immatriculation (carte grise) ne peut être délivré par les autorités françaises. »
Un camping-car, au même titre que les voitures particulières, doit posséder une homologation européenne. « Pour l’homologation, les essais et les inspections de production sont réalisés par des laboratoires d’essai indépendants, souligne Hervé Gautier, délégué général d’UNI VDL. Ils émettent des rapports à destination des autorités compétentes. Ces dernières certifient que les prescriptions techniques et administratives applicables sont respectées, permettant l’immatriculation des véhicules. Pour chacun des véhicules sortis de production, le constructeur délivre un certificat de conformité. Sans ce document, aucun certificat d’immatriculation (carte grise) ne peut être délivré par les autorités françaises. »
S’ajoutent, en ce qui concerne l’intérieur des véhicules, un certain nombre de normes européennes sur les installations de gaz ou électriques, la ventilation, le chauffage, les matériaux ou encore la fixation des meubles et des différents aménagements.
Des constructeurs parfaitement organisés
Face à ces contraintes, les constructeurs de camping-cars ont mis en place des procédures spécifiques. « Nous avons deux personnes dédiées au processus d’homologation et nous faisons également appel à des sociétés extérieures pour nous accompagner dans ces problématiques, explique Antoine Gueret, directeur commercial et marketing du groupe Pilote. Cela représente donc un coût important pour une entreprise comme la nôtre. Mais aucune économie ne sera faite sur le sujet. Il est très technique et nécessite la plus grande attention. »
« Nous avons une équipe dédiée rattachée au service R&D qui gère tout le processus d’homologation, relève Marc Bottollier, responsable homologation de Trigano VDL. De la conception, à la veille des différentes normes en passant par la vérification des premières séries sorties de ligne, tout est méticuleusement suivi et contrôlé. »
De son côté, le groupe Rapido dispose d’un service homologation interne en lien avec un centre d’homologation européen. De plus, il se conforme aux règles en matière de suivi après commercialisation. « Nous gardons nos moules pour les pièces de carrosserie jusqu’à au moins 10 ans, relève Nicolas Rousseau, directeur général du groupe Rapido. Nous avons une traçabilité interne de tous nos produits. C’est obligatoire et demandé par les audits réguliers des centres d’homologation dans nos usines. » Une charge de travail étroitement liée aux évolutions réglementaires, dont le nombre est très variable.

« Cela dépend du management produit, des éventuels changements ou encore de l’évolution de la réglementation comme GSR2* en 2026, précise Nicolas Rousseau. En outre, « Cela varie sensiblement en fonction des contraintes liées aux différentes versions d’homologation transmises par les constructeurs de châssis », précise Marc Bottollier.
Question à Antoine Gueret, directeur commercial et marketing du groupe Pilote
Quel est le nombre d’évolutions des homologations nécessaires annuellement ?
Ce nombre est variable. Il dépend de plusieurs critères :
- Est-ce que le constructeur de châssis a une nouvelle homologation (c’est le cas quand il change de norme moteur) ? Cela arrive presque tous les ans en ce moment.
- Est-ce que le constructeur a fait des changements dans son produit qui nécessitent une nouvelle homologation (exemple, une nouvelle carrosserie) ?
- Combien de types de produits le fabricant propose à la vente ? Un type de produit dépend souvent d’une marque de châssis (Fiat, Mercedes…) et d’un type de véhicules (fourgons, profilés…). Dans notre cas, nous avons neuf types de véhicules. En ce moment, en raison des changements de règles fréquents sur les châssis, presque chaque année nous devons redéposer des dossiers d’homologation pour chaque type de véhicule
Des règles en constante évolution

« Pour le secteur automobile, la dernière refonte réglementaire applicable a abouti à la publication d’un règlement européen pour l’homologation des véhicules en 2018 après plusieurs années de collaboration entre les instances européennes », explique Hervé Gautier, délégué général d’UNI VDL. « Ce dernier s’applique à tous les États membres depuis 2020 et vise à renforcer la qualité et l’indépendance de l’homologation. Depuis cette date, ce document a déjà connu de nombreuses modifications majeures. Des prescriptions ont été ajoutées pour garantir la protection des usagers et de l’environnement. À ce jour, une homologation doit satisfaire au règlement de 2018 ainsi qu’à tous ses règlements additionnels. Les constructeurs ont par ailleurs travaillé à la rédaction de normes pour la sécurité des occupants. Au début des années 1990, un travail d’harmonisation des normes (alors très largement nationales) s’est opéré en Europe pour garantir un haut niveau de sécurité des usagers européens. Ainsi, des normes européennes sur la ventilation, sur la sécurité électriques et gaz des installations intérieures, sont mises à jour régulièrement pour garantir un haut niveau de sécurité. À ce jour, l’Afnor est l’organisme de normalisation ayant la gestion de ces aspects et travaille en collaboration avec les organismes de normalisation des autres pays européens. »
La sécurité avant tout
Ce processus réglementaire participe activement à la qualité et à la sécurité des camping-cars. « Les règles en vigueur sont établies pour assurer deux choses : qualité et sécurité, souligne Antoine Gueret. Quand on regarde le très faible taux d’accidentologie des camping-cars, on ne peut que reconnaître que les règles remplissent parfaitement leurs objectifs. Le camping-car n’est pas une voiture. C’est une maison qui roule occasionnellement et à faible allure. Le législateur en a parfaitement conscience et adapte sa réglementation en fonction. »
« Les homologations et le respect de la réglementation à travers des audits réguliers sont là pour garantir des véhicules conformes à la réglementation européenne, aussi bien pour leur sécurité que pour leur qualité », conclut Nicolas Rousseau.
