Des perspectives robustes pour 2026 en France

L’année 2025 voit la poursuite de la progression du marché du véhicule de loisirs et le retour à la normale des stocks disponibles, grâce au succès des salons régionaux et foires d’automne. Après l’envolée des ventes de vans, ce sont cette fois les camping-cars dit « classiques » qui renouent avec le succès.

Durant les douze derniers mois de l’année, soit du 1er novembre 2024 au 31 octobre 2025, ce sont 26 766 nouvelles immatriculations de camping-cars, toutes catégories confondues, qui ont été enregistrées, en hausse de 2,7 %. C’est appréciable dans un environnement qui reste globalement peu propice à la consommation. Si l’on observe l’évolution du marché durant deux saisons, on relève que les ventes de camping-cars neufs ont progressé de 13,6 %, prouvant la bonne santé du secteur. Après les immatriculations records de vans et fourgons enregistrées après la pandémie, un retour à la normale s’est opéré. Les ventes de camping-cars dits « classiques » (profilés, intégraux et capucines) sont reparties à la hausse sous l’effet attractif des nouvelles gammes privilégiant la compacité et l’agilité, points forts des vans. Toujours majoritaires dans les immatriculations françaises, ces derniers laissent donc la vedette aux modèles classiques qui progressent de 6,4 % dans les ventes durant les 12 derniers mois, portés par l’innovation des espaces intérieurs et la qualité des finitions, au plus juste prix. Très dynamique depuis plusieurs mois, le marché du camping-car d’occasion, tous segments confondus, augmente de près de 3 % en un an, dans des volumes importants. Les immatriculations de camping-cars d’occasion s’élèvent à 67 888 unités, pour un marché global (neuf et occasion) de 94 654 véhicules (valeur au 1er novembre).

Les bretons plébiscitent le camping-car !

Si les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine trustent les deux premières places sur le podium des plus fortes ventes de camping-cars neufs de ces douze derniers mois, c’est bel et bien une autre région qui concentre le plus de camping-cars vendus au regard du nombre d’habitants. Avec un véhicule neuf vendu pour 1 181 habitants, la Bretagne prouve qu’il s’agit de la région qui recèle la plus forte proportion de camping-caristes, ramenée au nombre de ses habitants. Les Pays de la Loire et la Nouvelle-Aquitaine (région qui compte un grand nombre de départements) prennent les deux autres places sur le podium national, juste devant la Normandie également très bien placée. A contrario, l’Île-de-France très peuplée reste la grande région la plus pauvre en camping-cars si l’on retient le faible volume des ventes réalisées sur la base d’une population de plus de 12 millions d’individus.

Les occasions confirment les tendances

Ces tendances se retrouvent d’ailleurs pour les vans et camping-cars d’occasion. Le classement demeure identique à celui des véhicules neufs, mais avec des volumes plus importants. Ainsi huit régions sortent du lot avec une forte représentation des camping-cars d’occasion dans la population et un véhicule vendu pour moins de 1 000 habitants. Le cumul des ventes de camping-cars neufs et d’occasion dans une même région permet par ailleurs de constater que la Bretagne compte un VDL vendu dans l’année pour seulement 345 habitants, devant la région Nouvelle-Aquitaine et 465 habitants pour une acquisition de VDL neuf ou de seconde main. C’est près de dix fois plus que l’Île-de-France qui ne peut comptabiliser qu’une acquisition de VDL pour plus de 3 700 habitants.

Densité de camping-cars selon les régions

  • Bretagne : 345
  • Normandie : 481
  • Pays de la Loire : 391
  • Centre-Val de Loire : 645
  • Île-de-France : 3699
  • Hauts-de-France : 873
  • Grand Est : 919
  • Bourgogne–Franche-Comté : 669
  • Nouvelle-Aquitaine : 458
  • Occitanie : 561
  • Auvergne–Rhône-Alpes : 650
  • Provence-Alpes–Côte d’Azur : 787
  • Corse : 1818

Exemple en Bretagne : 1 camping-car (neuf ou occasion) pour 345 habitants.